Au cours des dernières semaines, j’ai reçu des questions concernant la capacité des infrastructures de Saint-Lazare à soutenir la croissance future. Certaines de ces questions sont apparues à la suite de l’annonce du projet de 45 logements abordables. Plutôt que d’y répondre une à une, j’ai pensé qu’il serait utile d’expliquer plus en détail le travail de planification qui a déjà été réalisé ainsi que celui qui se poursuit aujourd’hui.
Je comprends pourquoi plusieurs citoyens craignent de perdre ce qu’ils apprécient le plus de Saint-Lazare. Je comprends également pourquoi la croissance peut susciter des inquiétudes.
Il y a vingt-huit ans, j’ai choisi d’élever ma famille ici pour plusieurs des mêmes raisons que vous : les arbres, les grands espaces et la qualité de vie. C’est précisément pour cette raison que ces décisions me tiennent autant à cœur. Protéger le caractère de Saint-Lazare tout en préparant l’avenir de façon responsable n’est pas une contradiction. C’est la responsabilité qui nous a été confiée.
Le rôle d’une municipalité
En bref
- L’aménagement du territoire est l’une des principales responsabilités d’une municipalité
- Les municipalités doivent agir dans le respect des lois provinciales et des cadres de planification régionaux.
- Le rôle du conseil municipal est d’encadrer la façon dont cette croissance se réalise tout en protégeant le caractère de Saint-Lazare.
- Il n’est pas possible d’interdire simplement toute croissance.
Il est important de bien comprendre le rôle d’une municipalité.
L’une des responsabilités fondamentales confiées aux municipalités par le gouvernement du Québec est l’aménagement du territoire. Nous sommes responsables d’orienter le développement de notre territoire, mais nous devons le faire dans le cadre juridique établi par le gouvernement du Québec, la MRC et la Communauté métropolitaine de Montréal (CMM).
Les villes n’ont pas le pouvoir légal d’interdire tout développement simplement parce qu’une partie de la population s’y oppose. Les municipalités sont des créatures de la province. Nos pouvoirs découlent des lois provinciales et nous devons exercer nos responsabilités dans les limites qu’elles établissent.
Les propriétaires ont des droits. Les municipalités ont des obligations. Nos décisions en matière d’aménagement doivent respecter cet équilibre juridique.
Ce cadre exige que les municipalités accueillent la croissance à l’intérieur du périmètre d’urbanisation plutôt que de favoriser l’étalement urbain vers les terres agricoles et les milieux à l’extérieur des périmètres urbains.
Notre responsabilité, comme élus, est donc d’orienter où et comment cette croissance se réalise, dans le respect du cadre légal qui régit les municipalités. Cela signifie prendre des décisions d’aménagement, adopter une réglementation d’urbanisme et de protection de l’environnement, déterminer les formes de développement appropriées, réduire les impacts lorsque cela est possible et planifier les infrastructures nécessaires pour soutenir notre communauté.
C’est pourquoi nous investissons depuis plusieurs années dans nos infrastructures, réalisons des études, renforçons notre réglementation environnementale et élaborons des outils de planification à long terme.
Administrer une municipalité est également un exercice d’équilibre. Nous devons répondre aux besoins des citoyens d’aujourd’hui tout en préparant ceux de demain. La population continuera de croître, que ce soit par les naissances, l’arrivée de nouveaux résidents ou la croissance régionale. Notre responsabilité est de nous préparer à cette réalité tout en préservant les qualités qui font de Saint-Lazare la communauté que tant de gens ont choisi d’habiter.
Toutes les décisions ne feront pas l’unanimité, et c’est normal. En revanche, elles doivent toujours être fondées sur des faits, une planification rigoureuse, une saine gouvernance et l’intérêt à long terme de notre communauté.
Planifier la croissance
En bref
-
- Deux plans particuliers d’urbanisme (PPU) ont été adoptés afin d’orienter la croissance à long terme.
- Plusieurs consultations publiques ont été menées auprès des citoyens et des commerçants.
- Un nouveau guide architectural est actuellement en préparation.
- La croissance est principalement orientée à l’intérieur du périmètre d’urbanisation.
- La réglementation environnementale a été renforcée dans le secteur ouest.
- La planification à long terme tient compte de l’habitation, des écoles, des parcs, du transport actif, des infrastructures et de la protection de l’environnement.
Au cours des dernières années, nous avons réalisé deux importants exercices de planification : le Plan particulier d’urbanisme (PPU) du noyau villageois et le PPU du secteur de la Cité-des-Jeunes.
Ces plans établissent une vision à long terme des secteurs où se concentrera la majeure partie de la croissance future. Ils ne se limitent pas à identifier des possibilités de développement résidentiel. Ils planifient également le transport actif, les espaces publics, les écoles, les services de proximité, le développement commercial, la protection de l’environnement ainsi que les infrastructures nécessaires au soutien de ces nouveaux quartiers.
Ces plans ont été élaborés avec la participation des citoyens, des commerçants, de professionnels et du personnel municipal, dans le cadre de différents processus de consultation publique. Ils ont ensuite été intégrés à notre réglementation d’urbanisme, ce qui signifie que les projets futurs devront désormais respecter cette vision.
Cette année, nous préparons également un guide architectural afin de mieux encadrer les futurs projets et de faire en sorte que les nouvelles constructions s’intègrent davantage au caractère et à l’identité de Saint-Lazare.
La planification à long terme comprend aussi les parcs, les sentiers et les espaces publics. En 2024, la Ville a adopté un Plan directeur des parcs qui guidera les investissements et les priorités pour les années à venir. Plusieurs parcs ont déjà été améliorés au cours des dernières années, et d’autres projets sont prévus.
Comme tout document de planification, ces orientations peuvent évoluer au fil du temps, en fonction des besoins de la communauté, des changements de conseil municipal, des priorités ou de nouvelles occasions qui se présentent. Il en va de même pour les projets d’infrastructure. Même lorsqu’un projet est planifié, sa réalisation dépend souvent de la capacité financière de la Ville, des programmes de subvention disponibles, des autorisations gouvernementales requises et des conditions imposées par les autres paliers de gouvernement.
Planifier signifie aussi reconnaître que les différents secteurs de Saint-Lazare n’ont pas tous le même rôle.
La plus grande partie de la croissance future est appelée à se concentrer à l’intérieur du périmètre d’urbanisation existant, particulièrement dans le noyau villageois et le secteur est. Cette approche est conforme au cadre de planification établi par le gouvernement du Québec, le Plan métropolitain d’aménagement et de développement (PMAD) ainsi que le Schéma d’aménagement de la MRC, qui encouragent les municipalités à concentrer la croissance là où les infrastructures existent déjà, tout en limitant l’étalement urbain vers les terres agricoles et à l’extérieur des périmètres urbains.
Cela ne signifie pas qu’il n’y aura plus aucun développement ailleurs à l’intérieur du périmètre d’urbanisation. Certains projets se poursuivront dans le secteur ouest, là où des droits de développement existent déjà. En parallèle, au cours des dernières années, la Ville a considérablement renforcé sa réglementation environnementale afin de mieux protéger les milieux humides, les forêts et les milieux naturels. L’objectif n’est pas d’empêcher tout développement, mais d’en réduire au maximum l’empreinte sur l’environnement.
Dans le cadre du précédent Plan métropolitain d’aménagement et de développement (PMAD), Saint-Lazare bénéficiait d’une exemption à certaines exigences de densification dans le secteur ouest, permettant ainsi de préserver un modèle résidentiel à plus faible densité en reconnaissance de son caractère boisé et équestre. Cette exemption s’accompagnait toutefois de responsabilités, notamment l’adoption de mesures renforcées pour la protection des arbres, des milieux humides et la mise en place d’outils de planification de la conservation.
Avec le nouveau Plan métropolitain d’aménagement et de développement (PMAD) adopté par la CMM l’an dernier, cette situation devra être réévaluée. La Ville devra travailler avec la MRC et la CMM afin de déterminer comment ces nouvelles exigences s’appliqueront, où la densification pourra être réalisée de façon réaliste à l’intérieur du périmètre d’urbanisation et si le secteur ouest pourra continuer de bénéficier d’un traitement particulier en raison de ses caractéristiques propres. À ce stade-ci, cette réflexion reste à faire et aucune décision n’a encore été prise par la CMM.
À l’ouest du chemin Côte Saint-Charles, la situation est différente. Ce secteur se trouve à l’extérieur du périmètre d’urbanisation. Selon le cadre de planification actuel, il n’est pas destiné au développement urbain puisqu’aucune nouvelle rue ne peut y être construite. À l’exception de certains usages limités déjà permis par la réglementation, comme des résidences le long des chemins existants ainsi que des usages agricoles ou équestres, ce secteur n’est pas appelé à accueillir de nouveaux quartiers résidentiels.
Planifier la croissance consiste à trouver un équilibre entre ce que les citoyens souhaitent préserver aujourd’hui et ce dont notre communauté aura besoin demain.
L’eau potable
En bref
-
- 17 puits municipaux.
- 7 aquifères distincts.
- Plus de 50 puits de pompage et d’observation.
- Usine de traitement de l’eau modernisée en 2015.
- 3 nouveaux puits mis en service en 2022.
- 2 puits supplémentaires prévus en 2026.
- Le réseau d’aqueduc est surveillé et géré en continu.
J’entends souvent dire que Saint-Lazare manque d’eau ou que toute notre eau potable provient d’un seul grand réservoir souterrain. Or, ce n’est pas le cas.
Notre eau potable provient de 17 puits municipaux répartis sur l’ensemble du territoire. Ces puits captent l’eau de sept aquifères distincts, qui n’ont pas tous les mêmes caractéristiques, certains sont en surface, d’autres sont plus profonds ou situés dans le roc fracturé.
Depuis plus de 20 ans, Saint-Lazare étudie et gère ses eaux souterraines. Aujourd’hui, plus de 50 puits de pompage et d’observation font partie de notre réseau de suivi. Concrètement, si un puits ou un aquifère est davantage sollicité, nous pouvons mettre en pause le pompage à cet endroit et utiliser davantage d’autres puits disposant d’une capacité disponible. Cela permet à l’aquifère plus sollicité de se recharger et contribue à protéger notre approvisionnement en eau à long terme.
Nous avons également continué d’investir dans nos infrastructures d’eau potable. En 2015, l’usine de traitement de l’eau Sainte-Angélique a été modernisée, ce qui a presque doublé sa capacité de production tout en augmentant la capacité de stockage de l’eau traitée et en améliorant son efficacité.
Les investissements se poursuivent. Notre programme triennal d’immobilisations prévoit notamment le remplacement de la génératrice d’urgence de l’usine de traitement de l’eau Sainte-Angélique, un investissement d’environ 300 000 $.
Notre capacité d’approvisionnement a également augmenté. Trois nouveaux puits municipaux ont été mis en service en 2022 et deux autres devraient l’être cette année. Notre modèle hydrogéologique, qui évalue les besoins futurs, la recharge des eaux souterraines et les effets des changements climatiques, est actuellement mis à jour afin de tenir compte de cette capacité supplémentaire. Les estimations préliminaires indiquent que ces nouveaux puits augmenteront de façon importante notre capacité d’approvisionnement, et la mise à jour du modèle, attendue plus tard cette année, viendra confirmer les projections à long terme.
Disposer d’une plus grande capacité ne signifie toutefois pas que l’eau est illimitée. Pendant les périodes chaudes et sèches de l’été, lorsque l’utilisation extérieure de l’eau potable atteint son maximum, l’un des principaux défis auxquels font face plusieurs municipalités du Québec n’est pas seulement la quantité d’eau disponible, mais aussi la vitesse à laquelle l’eau potable peut être traitée et distribuée pour répondre aux périodes de forte demande.
C’est pourquoi des restrictions d’arrosage peuvent demeurer nécessaires. Elles font partie d’une gestion responsable de la ressource afin de garantir que l’eau potable demeure disponible pour les besoins essentiels et la protection contre les incendies.
C’est également la raison pour laquelle nous accordons autant d’importance à l’économie d’eau potable. En vertu de la Stratégie québécoise d’économie d’eau potable, les municipalités doivent réduire leur consommation d’eau, améliorer la performance de leur réseau et gérer activement les fuites ainsi que les pertes d’eau.
L’un des objectifs est de rapprocher la consommation d’eau du Québec de celle observée en Ontario, où la consommation par habitant est nettement plus faible. Le respect de cette stratégie est également important, puisqu’il constitue une condition d’admissibilité à certains programmes provinciaux de financement des infrastructures.
Comme tout réseau d’aqueduc, cela nécessite un entretien constant. Les conduites vieillissent, les équipements doivent être remplacés et des fuites surviennent inévitablement. La Stratégie québécoise d’économie d’eau potable exige donc des municipalités qu’elles surveillent les pertes d’eau, réparent les fuites, entretiennent leurs réseaux et améliorent continuellement la performance de leurs installations.
Notre planification repose donc sur deux objectifs complémentaires : augmenter notre capacité d’approvisionnement tout en protégeant cette ressource précieuse. Ces deux priorités vont de pair.
Les eaux usées
En bref
-
- 8 stations de pompage.
- Usine de traitement des eaux usées modernisée en 2022.
- Capacité planifiée pour les secteurs actuellement desservis et ceux qui pourraient l’être à l’avenir.
- Espace réservé pour l’ajout éventuel d’un cinquième étang d’épuration.
- Projet de réseau d’égout sanitaire du secteur Frontenac complété.
- Mise à niveau de la station de pompage Bédard en cours.
Les infrastructures d’eaux usées constituent un autre domaine dans lequel nous continuons d’investir et de planifier à long terme.
Il est important de rappeler qu’une grande partie de Saint-Lazare est encore desservie par des installations septiques privées. Le réseau d’égout municipal est principalement présent dans les secteurs les plus densément développés, notamment le noyau villageois et le secteur est. La planification des infrastructures varie donc selon le secteur concerné.
Nous poursuivons également l’expansion du réseau là où cela est justifié. Le projet de réseau d’égout sanitaire du secteur Frontenac, réalisé en 2022 et 2023, en est un bon exemple. Ce projet comprenait environ 10 kilomètres de nouvelles conduites d’égout sanitaire, permettant à plus de 360 propriétés d’être raccordées à un système municipal d’assainissement des eaux usées à long terme. Dans le cadre de ce même projet, la Ville a également prolongé une partie du réseau d’aqueduc sur le chemin de la Cité-des-Jeunes afin de compléter une boucle, d’améliorer la protection incendie et d’offrir le service d’eau potable à plus de 30 propriétés déjà existantes.
Aujourd’hui, Saint-Lazare compte huit stations de pompage qui acheminent les eaux usées des résidences et des entreprises raccordées au réseau municipal vers notre usine de traitement.
L’usine de traitement des eaux usées a été construite à l’origine en 1996 et modernisée en 2022. Cette modernisation ne visait pas uniquement le remplacement d’équipements vieillissants. Elle avait également pour objectif de répondre aux besoins des propriétés déjà raccordées au réseau d’égout sanitaire, tout en ajoutant la capacité nécessaire pour les secteurs actuellement desservis ainsi que ceux qui pourraient l’être dans l’avenir.
L’usine utilise actuellement quatre étangs aérés situés dans le secteur est de la ville pour traiter les eaux usées. Le site dispose également de l’espace nécessaire pour aménager un cinquième étang si cela devenait un jour nécessaire. À l’heure actuelle, aucun besoin immédiat n’est prévu, mais il est important que cette possibilité fasse partie de notre planification à long terme.
Nous travaillons également sur un autre projet important : la mise à niveau de la station de pompage Bédard. Depuis 2022, nous réalisons les travaux d’ingénierie, les études environnementales et les démarches d’autorisation gouvernementale nécessaires afin d’en augmenter la capacité. Ce projet permettra d’améliorer la performance du réseau d’égout sanitaire, de rétablir la capacité là où elle est requise et de mieux préparer le réseau pour les besoins futurs.
Comme pour notre réseau d’eau potable, les infrastructures d’assainissement ne se réalisent pas du jour au lendemain. Ces projets nécessitent plusieurs années d’études, de conception, d’autorisations environnementales et d’investissements avant de pouvoir être réalisés.
Les investissements en infrastructures
En bref
-
- Les promoteurs assument généralement les coûts des infrastructures nécessaires à leurs projets.
- La Ville investit dans les infrastructures qui profitent à l’ensemble de la communauté.
- Les investissements à long terme sont guidés par le Plan de gestion des actifs municipaux.
Une autre question qui revient souvent est de savoir qui paie les infrastructures nécessaires pour soutenir les nouveaux développements.
La réponse dépend du type d’infrastructure.
En vertu du Règlement 1145, lorsqu’un nouveau projet de développement nécessite la réalisation d’infrastructures municipales, le promoteur est généralement responsable d’en assumer les coûts. Cela comprend notamment les infrastructures sur le site, la construction des nouvelles rues, les raccordements aux réseaux municipaux existants (aqueduc, égouts, etc.), les plans d’ingénierie, les études professionnelles, les inspections, les travaux environnementaux ainsi que les autres dépenses nécessaires à la réalisation du projet.
De son côté, la Ville continue d’investir dans les infrastructures qui bénéficient à l’ensemble de la communauté. Cela comprend, par exemple, la mise à niveau des stations de pompage, l’augmentation de la capacité du réseau d’eau potable, l’entretien des routes, le remplacement des infrastructures vieillissantes ainsi que les investissements stratégiques visant à répondre aux besoins futurs.
Nous travaillons également à l’élaboration du Plan de gestion des actifs municipaux, une démarche encouragée par le gouvernement du Québec. Cet outil de planification à long terme permet aux municipalités de mieux connaître l’état de leurs infrastructures et de prioriser leur entretien, leur remplacement et leur mise à niveau en fonction des besoins, des niveaux de service attendus, des ressources financières disponibles et de la pérennité des actifs.
Les infrastructures routières et la mobilité
En bref
-
- Le réaménagement du chemin Sainte-Angélique est planifié depuis 2020.
- Un programme annuel de réfection des chaussées est en place.
- Des études d’impact sur la circulation sont exigées pour certains nouveaux projets de développement.
- Les promoteurs peuvent être tenus de financer des améliorations au réseau routier.
Les routes sont également l’une des préoccupations dont on me parle souvent.
Planifier les infrastructures routières va bien au-delà du simple pavage des rues. Il s’agit d’améliorer la sécurité, de préparer la croissance future et d’aménager des rues qui répondent mieux aux besoins de l’ensemble des usagers.
Un bon exemple est le projet de réaménagement du chemin Sainte-Angélique, entre la rue Saint-Jean-Baptiste et le chemin Chevrier. Les études de faisabilité pour ce projet ont débuté en 2020.
Le projet prévoit notamment l’aménagement de trottoirs, d’infrastructures cyclables, d’intersections plus sécuritaires, d’un meilleur éclairage de rue, de bandes paysagères végétalisées, de l’enfouissement de certaines portions des réseaux électriques et de télécommunications, ainsi qu’une reconfiguration complète du corridor afin d’améliorer la sécurité, l’accessibilité et la qualité globale du noyau villageois.
Des projets de cette envergure nécessitent plusieurs années de planification, d’ingénierie et d’études. Dans ce cas-ci, ils exigent également l’acquisition de petites portions de terrains privés afin d’élargir l’emprise municipale.
La planification du réseau routier comporte deux volets : l’amélioration des routes existantes et la préparation des futurs développements. Dans les quartiers déjà construits, les possibilités d’amélioration peuvent parfois être limitées puisque les rues sont déjà aménagées. Selon les situations, les interventions peuvent comprendre l’ajout de signalisation, de mesures d’apaisement de la circulation, de marquage au sol, de feux de circulation ou encore des travaux ciblés d’amélioration du réseau routier.
Pour les nouveaux développements, la Ville dispose d’outils supplémentaires. En vertu du Règlement 1145, les promoteurs peuvent être tenus de réaliser une étude d’impact sur la circulation. Selon les conclusions de cette étude, la Ville peut exiger que le promoteur réalise ou finance les travaux routiers nécessaires afin d’atténuer les impacts de son projet avant qu’il puisse aller de l’avant. Au cours des dernières années, ce règlement a également été renforcé afin d’obliger les promoteurs non seulement à construire les nouvelles rues liées à leur projet, mais également à en assumer le pavage.
L’entretien du réseau routier fait aussi partie de notre planification à long terme. Chaque année, la Ville investit dans un programme de réfection des chaussées. Les priorités sont établies à partir d’évaluations de l’état des routes et d’autres critères objectifs, afin que les investissements soient réalisés là où les besoins sont les plus importants.
Les écoles
En bref
-
- La planification des écoles relève du Centre de services scolaire.
- La Ville partage ses prévisions de développement et ses projections démographiques.
- Le besoin de deux nouvelles écoles primaires francophones a été identifié.
- Depuis 2022, les municipalités sont tenues de fournir les terrains pour les nouvelles écoles.
Les écoles constituent également un élément essentiel de la planification de la croissance. Bien que la Ville ne construise ni n’exploite les établissements scolaires, nous travaillons en étroite collaboration avec le Centre de services scolaire en lui transmettant nos données de planification, nos prévisions de développement et nos projections démographiques. Cela lui permet d’anticiper les besoins futurs et de planifier les capacités additionnelles nécessaires à mesure que notre communauté évolue.
Le Centre de services scolaire a d’ailleurs identifié le besoin de construire deux nouvelles écoles primaires francophones à Saint-Lazare au cours des prochaines années.
Depuis l’entrée en vigueur du cadre législatif provincial adopté en 2022, les municipalités sont tenues de fournir les terrains destinés à la construction de nouvelles écoles. Cette nouvelle responsabilité est devenue un enjeu important partout au Québec, puisque plusieurs municipalités estiment que l’acquisition des terrains nécessaires aux infrastructures scolaires devrait demeurer une responsabilité du gouvernement provincial. Depuis, plusieurs municipalités et organisations municipales ont demandé que cette loi soit modifiée. D’ailleurs, certains partis politiques ont déjà indiqué, dans le cadre de la prochaine élection provinciale, qu’ils souhaitent revoir cette obligation ou retirer cette responsabilité aux municipalités.
Protection de l’environnement
En bref
-
- De nombreuses études environnementales ont été réalisées.
- Une réglementation environnementale renforcée a été adoptée.
- L’approche Growing greener (développement en grappes) a été mise en place.
- Dans les secteurs visés, l’approche privilégie environ 70 % de conservation et 30 % de développement.
- Les milieux humides, les forêts et les corridors écologiques sont mieux protégés.
- La protection de l’environnement est intégrée à la planification à long terme.
La protection de l’environnement naturel de Saint-Lazare est également au cœur de notre planification depuis plusieurs années.
Avant de modifier notre réglementation ou de planifier la croissance future, la Ville a consacré beaucoup de temps à mieux comprendre son territoire. Nous avons réalisé et mis à jour de nombreuses études et documents de planification, notamment le Plan directeur de conservation, des caractérisations environnementales, notre plan de développement durable, les deux Plans particuliers d’urbanisme (PPU), des études hydrologiques ainsi que, plus récemment, le Plan d’action en conservation 2025-2030. Ces travaux ont permis d’identifier les forêts, les milieux humides, les corridors écologiques, les zones de recharge des eaux souterraines et d’autres milieux naturels qui doivent orienter les décisions en matière d’aménagement.
Ces études ont fourni les bases scientifiques nécessaires à la mise à jour de notre réglementation et ont permis d’identifier les secteurs les plus importants à protéger.
Entre 2019 et 2022, la Ville a adopté d’importantes modifications réglementaires afin de renforcer la protection des forêts, des milieux humides et de la biodiversité.
La Ville a également mis en œuvre l’approche Growing greener (développement en grappes) dans certains secteurs boisés. Là où le développement est légalement permis, les projets doivent réduire leur empreinte en regroupant les habitations et en préservant de plus vastes espaces naturels continus. Dans ces secteurs, le principe est qu’environ 30 % de la zone en question peut être développé, tandis que 70 % doit être conservé à des fins de protection.
La protection de l’environnement se reflète également dans nos outils de planification. Les deux PPU accordent une place importante à la préservation des milieux naturels tout en planifiant les futurs quartiers, reconnaissant que les forêts de Saint-Lazare constituent l’une des caractéristiques qui définissent notre communauté et un atout écologique majeur pour toute la région.
Protéger l’environnement ne signifie pas nécessairement qu’aucun développement ne pourra jamais avoir lieu. Cela signifie plutôt prendre des décisions fondées sur des données scientifiques, renforcer notre réglementation, réduire les impacts autant que possible et préserver les milieux naturels qui font de Saint-Lazare une communauté unique.
Mot de la fin
Saint-Lazare continuera d’évoluer. Ma responsabilité, tout comme celle du conseil municipal, est de veiller à ce que cette évolution se fasse de façon réfléchie, responsable et dans le respect de ce qui fait le caractère unique de notre communauté.
Cela signifie planifier plusieurs années à l’avance, investir dans nos infrastructures, protéger nos milieux naturels et prendre des décisions fondées sur des faits, tout en respectant le cadre légal qui régit les municipalités.
Je suis consciente que cet article est long. Cependant, les questions sont importantes et méritent des réponses complètes. J’espère qu’il vous aura permis de mieux comprendre l’ensemble du travail de planification, des études et des investissements qui sont réalisés afin de préparer Saint-Lazare à l’avenir, tout en préservant les qualités qui en font un milieu de vie exceptionnel.
Au dessus des citoyens de notre belle ville se trouve un conseil de ville pour élaborer les projets conforme aux lois gouvernementaux et ses citoyens. Au cours de ces dernières années une mairesse nous informe et nous demande à nous citoyens de faire les choix dont nous avons avec ces informations.
Il est donc primordial de travailler avec notre mairesse. Je dois dire que j’ai une grande confiance en Mme Lachance.
Les conseillers de chaque districts ont aussi la tâche de voir à ce que chaque districts qu’ils représentent porte les suggestions, commentaires et inquiétudes au conseil de ville. Je déplore que certains conseillers ne semble pas faire le tour de leur quartier. Ils le font seulement lors des campagnes. C’est triste et j’aimerais vraiment des rencontres de quartiers avec les citoyens. Je pense que ce serait une belle façon de vous faire voir et prendre le pouls des résidents.